Depuis le début du conflit en Iran, le 28 février 2026, le blocus du détroit d’Ormuz ne paralyse pas seulement l’acheminement du pétrole et du gaz : il étrangle le commerce des engrais chimiques notamment des engrais azotés de synthèse produits à partir du gaz naturel dont dépend une bonne partie de l’agriculture mondiale car sans azote peu de cultures seraient suffisament productives pour assurer l’approvisionement alimentaire des populations déjà mis à mal à travers le monde. Si la crise devait se prolonger, 45 millions de personnes supplémentaires pourraient basculer dans l’insécurité alimentaire qui touche actuellement 2,3 milliards d’individus dans le monde. Au delà de cette crise d’acheminement du pétrole et du gaz, la crise du détroit d’Ormuz met donc en lumière de façon éclatante et alarmante notre dépendance excessive à un modèle agricole intensif mondialisé basé sur les énergies fossiles et extrêmement vulnérable.

Cela suppose donc de reconstruire des systèmes alimentaires plus diversifiés, plus territorialisés, moins suspendus à quelques points de passage maritimes et à quelques chaînes d’approvisionnement mondialisées.

Pour cela différentes clés et réponses existent et doivent être mises en œuvre pour sortir de cette vulnérabilité.
Parmi elles les cultures de légumineuses capables de fixer l’azote atmosphérique au niveau de leurs racines dont font partie les « cultures oubliées », et le recyclage de nos excréments (urines et fèces) riches en azote et traités actuellement comme des déchets et donc rejetés et gaspillés de façon inutile et coûteuse. 

Grand tour d’horizon sur cette problématique et des solutions à mettre en oeuvre avec différents articles et liens sur le sujet :

« Comment la crise d’Ormuz menace nos assiettes » article de The Conversation qui table face à cette problématique sur l’utilisation des cultures dites oubliées

« Déchets ou ressources ? Une autre histoire des excréments » article de The Conversation 

« De l’urine recyclée pour les futurs engrais » article de The Conversation sur l’expérimentation sur le plateau de Saclay de dispositifs innovants pour la récupération des urines sur les nouvelles constructions.

« Toilettes fertiles, séparation à la source des excrétats » panorama et retours d’expériences sur la séparation à la source des eaux usées en Île-de-France pour mettre en avant les dispositifs et filières qui permettent un retour à la terre des nutriments issus de l’excrétion humaine en vue de leur valorisation agricole. 

Appel à l’action: « Pour un changement d’échelle de la valorisation agricole des urines et matières fécales humaines »