La politique de production industrielle de biomasse par méthaniseurs

La politique de production industrielle de biomasse par méthaniseurs,
une chimère à laquelle il est dangereux de s’accrocher,
fût-elle autoproclamée « durable » ?

La transition agroécologique peut-elle vraiment justifier le soutien politique à la méthanisation ?

La méthanisation agricole se développe en France portée par deux promesses politiques : celle de contribuer à la transition énergétique en produisant du bio méthane, d’une part, et celle de participer à la transition agroécologique en faisant évoluer les systèmes agricoles, d’autre part. Mais cette seconde promesse peut-elle vraiment être tenue ?

Réponse étayée dans deux articles de « The Conversation » :
La méthanisation agricole se développe en France portée par deux promesses politiques

La méthanisation est-elle vraiment un levier pour l’agroécologie ?

les plantes et la nature améliorent notre santé mentale.

les plantes et la nature améliorent notre santé mentale.

A l’instar d’autres pays, bientôt des prescriptions de nature arrivent en France

À l’heure où les villes se densifient, une étude parue en novembre 2025 rappelle une évidence : le vivant nous soigne. La présence de plantes, y compris en intérieur, améliore notre santé mentale et permet de réduire les hospitalisations pour troubles mentaux.

« C’est prouvé, les plantes améliorent notre santé mentale », article dans La Relève Et La Peste ici

Et s’il était possible aux médecins de prescrire une balade en forêt ou un atelier de jardinage ? Alors que les bienfaits de la nature sont largement démontrés, des projets de recherche et des expérimentations visent à définir les modalités de la prescription de nature, déjà mise en œuvre dans d’autres pays.

« Les prescriptions de nature sur ordonnance arrivent en France », article dans La Relève Et La Peste ici

Retour sur la biodiversité, pilier de la santé environnementale et humaine

Retour sur la biodiversité, pilier de la santé environnementale et humaine

La préservation, et plus que jamais la restauration, de la biodiversité ne sont-elles que des ambitions conservatoires, considérant la faune et la flore uniquement comme un patrimoine à transmettre ?

L’Humain, notamment dans les sociétés occidentales, s’est peu à peu déconnecté de son environnement naturel, physiquement et mentalement, jusqu’à se considérer comme un élément à part (au-dessus) du reste de la biosphère. Or, la vie humaine est bien dépendante du fragile équilibre écosystémique dans lequel il évolue, dont on ne connait pas encore la totale complexité. La biodiversité est bien l’un des fondements de cet équilibre global, et constitue de ce fait un enjeu de santé publique majeur, voire de survie.

Le lien entre biodiversité et santé humaine est aujourd’hui reconnu à l’échelle mondiale par l’approche  » One Health  » ou « une seule santé », qui appréhende les liens complexes entre la santé animale, la santé humaine et l’environnement dans une approche globale des enjeux sanitaires. « One Health » est une approche intégrée et fédératrice qui vise à équilibrer et optimiser durablement la santé des personnes, des animaux et des écosystèmes. Elle reconnaît que la santé des humains, des animaux domestiques et sauvages, des plantes, de la biodiversité microbienne et de l’environnement au sens large est étroitement liée et interdépendante. 

La biodiversité est également un maillon essentiel de l’alimentation, et surtout d’une alimentation de qualité. Les pollinisateurs sont évidemment au centre de la production végétale, mais la biodiversité joue également un rôle majeur dans la fertilité des sols, garantie par le maintien de sols vivants dépendant de tout un écosystème microbien, végétal et animal, mis à mal par l’utilisation des phytosanitaires qui mettent en péril l’alimentation humaine et sa santé.

Nous intéresserons aujourd’hui à la biodiversité alimentaire et de son rôle sur notre microbiote. Une alimentation variée en termes de diversité d’espèces végétales consommées est essentielle à la santé pour son apport en fibres et en nutriments mais aussi en impactant directement notre microbiote et la façon dont il interagit avec notre santé en général.

« Biodiversité alimentaire, microbiote et bien-être : la recherche explore les liens potentiels » article dans The Conversation, ici

Court interview de Marie Monique Robin sur son livre et film « Vive les microbes !  » qui traite du lien entre la diminution du contact avec le vivant, l’aseptisation de nos modes de vies et l’augmentation des maladies chroniques (allergies, asthme, maladie de Crohn, diabète, obésité) dans nos sociétés, ici

(Vous pouvez retrouver l’intégralité du film « Vive les microbes ! » sur la boutique de location VOD d’ ARTE celui ci n’étant plus en accès libre, nous vous conseillons vivement son visionnage ! )

La COP30 au Brésil

La COP30 au Brésil

La COP30 au Brésil (du 06 au 21 novembre) peut-elle infléchir des années de « procrastination » climatique mondiale ?

Dix ans après la COP21 de Paris, le constat est sans appel. La planète vient de connaître son année la plus chaude, 2024, avec un réchauffement moyen dépassant pour la première fois +1,5 °C. 

(Début de 2025, l’OMM a confirmé que 2024 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée avec une augmentation moyenne de 1,55 °C par rapport à l’ère préindustrielle (1850-1900) )

Ce seuil symbolique, censé ne jamais être franchi, met en lumière les limites des politiques actuelles et passées malgré les différentes COP qui se sont succédées depuis 30 ans.

La COP 30 de Belém en pleine forêt amazonienne doit donc raviver une ambition collective mise à mal par la fragmentation géopolitique, le retour des nationalismes et l’arrivée au pouvoir de climatosceptiques pourfendeurs du multilatéralisme, tout spécialement aux États-Unis… 

Le Brésil, pays hôte, appelle à faire de cette édition une « COP de la vérité », centrée sur la mise en œuvre concrète des engagements pris depuis Paris, par la mise en œuvre d’ actions ambitieuses, innovantes et incluses dans un esprit de coopération associant toutes les parties prenantes (États, organisations internationales, collectivités locales, OSC, peuples indigènes, entreprises, citoyens, etc.) 

Car entre promesses ajournées et coalitions aux intérêts divergents, les COP se suivent et démultiplient les arènes de négociation sans jamais vraiment réussir à accélérer l’action climatique…

Retour sur 30 ans de négociations aux COPs et comment Les organisations de la société civile jouent un rôle crucial et bousculent de plus en plus les arènes des négociations officielles. 

ici dans cet article de The Conversation

L’entraide comme acte politique

L’entraide comme acte politique

« C’est la tendresse qui va sauver le monde » 

La tendresse plutôt que la compétition ou comment redéfinir nos liens

La solitude est à l’origine de 871 000 décès par an dans le monde. Pour Pablo Servigne, Agronome tropical de formation, éthologue de métier, et docteur en sciences biologiques et surtout connu pour être l’auteur de « Comment tout peut s’effondrer » et « L’entraide, l’autre loi de la jungle », notre avenir exige de « retrouver la notion de village, de communauté.» 

 il fait paraître le Réseau des tempêtes, un manifeste pour une entraide populaire. Son parcours, à la croisée de la science, de l’éducation populaire et de l’activisme, en fait une figure atypique, un passeur entre les mondes de la raison et de l’émotion.

Retrouvez son approche dans cet article de  » La Relève et La Peste  » 

Des pesticides dans les nuages : les dessous d’une étude inédite 

Des pesticides dans les nuages : les dessous d’une étude inédite 

Une équipe franco-italienne a pu analyser six échantillons d’eau de nuage prélevés au sommet du massif auvergnat du puy de Dôme à différentes saisons, entre 2023 et 2024.

Les chercheurs y ont décelé 32 pesticides différents, dont plusieurs interdits en Europe depuis plus d’une décennie. Un tiers des échantillons présentaient également une concentration totale de pesticides supérieure aux taux réglementaires pour l’eau potable.

Leur travail pionnier a aussi permis d’estimer, pour la première fois, la quantité de pesticides qui se trouveraient dans l’ensemble des nuages bas et moyens de France hexagonale, soit de 6 à 139 tonnes. 

Retour sur cette publication inédite, avec sa première autrice dans cet interview de The Conversation ici