Le sénat a adopté en première lecture (par 219 voix contre 111) le projet de loi d'urgence agricole largement remanié sous l'impulsion majoritaire de la droite et des centristes en réintroduisant le recours à certains néonicotinoïdes (acétamipride et flupyradifurone) et en assouplissant les conditions de stockage de l'eau
Malgré le tollé populaire et scientifique qu'avait sucité la loi Duplomb en 2025 et qui avait était censurée en partie par le conseil constitutionnel, la droite sénatoriale et centriste a permis le retour dans le LUA (loi d'urgence agricole) de l'acétamipride et du flupyradifurone, deux insecticides extrêmement controversés, qui par leurs effets et leur persistance dans l'environnement induisent un risque majeur sur la biodiversité notamment celle des pollinisateurs mais aussi sur la santé humaine avec des effets neurotoxiques délétères bien établis.
Le sujet sur la gestion du stockage de l'eau a provoqué de vives réactions notamment sur la question de la gouvernance des CLE (commissions locales de l'eau) chargées d'élaborer et d'arbitrer l'utilisation de l'eau sur un bassin hydrographique donné, mais aussi sur le sujet du doublement des capacités de stockage d'ici 2035 pour l'usage agricole, jugé "pharaonique" et trop proche d'un modèle agricole espagnol à ne surtout pas suivre, considéré comme incompatible avec les autres usages de l'eau qui doit être considérée comme un bien commun et comme garante de notre biodiversité et permettant un cycle naturel de l'eau efficient, composantes essentielles contre le risque climatique.
Le gouvernement ayant engagé la procédure accélérée sur le texte de la LUA, il sera ensuite discuté en commission mixte paritaire, à huis clos, par sept députés et sept sénateurs, avant de repasser à l'Assemblée nationale et au Sénat pour un vote final, sans que le texte ne puisse être modifié par les parlementaires. Vous pouvez interpellez les députés par le biais de la pétition mise en ligne sur le site de l'assemblée Nationale par Alexandre Balasse ingénieur agronome, où les différents points critiques de cette loi sont bien mis en avant. (à lire dans le lien plus bas)
Quelles sont les alternatives viables à la climatisation en cas de canicule ?
Au vu des chaleurs qui nous attendent, il sera de plus en plus difficile de se passer entièrement de la climatisation. Ce qui ne veut pas dire bien-sur qu’il faudra en mettre partout et tout le temps (Cf: Nouvelle de Karotte du 23 juin)
Avant d’y recourir, de nombreux autres dispositifs peuvent être mis en place. Ventilateurs, brasseurs d'air, isolation des logements, protections solaires, végétalisation… Jusqu’où peut-on se passer de la clim sans suffoquer ? Quelles sont les solutions alternatives à privilégier ?
Avec des épisodes caniculaires de plus en plus fréquents et de plus en plus étouffants notamment en agglomération urbaine dense avec le phénomène des îlots de chaleur, un quart des ménages français s'est équipé de climatiseurs en 2026, contre 14% en 2016, selon l'Ademe. Pourtant, les climatisations aggravent le problème du réchauffement climatique.
Selon une estimation de l'ADEME, (l'Agence internationale de l'énergie) le nombre de climatiseurs dans le monde pourrait passer de 1,6 milliard d'unités à 5,6 milliards d'ici 2050… ce qui équivaudra, en matière de consommation d'électricité, à la consommation actuelle, tous secteurs confondus, de la Chine...
La mal-adaptation au réchauffement climatique consiste à utiliser une solution qui empire le problème contre lequel on entend lutter. Cette notion un peu nouvelle comporte aussi un aspect social quand le bien commun est menacé, c’est-à-dire que cela profite à certains au détriment des autres.
"La climatisation coche toutes les cases"
Tribune de Jacques Ferrier, architecte : « La ville de demain ne peut pas être une succession de refuges climatisés reliés par des espaces extérieurs devenus hostiles »
Olivier Hamant, biologiste et directeur de recherche à l'INRAE et de l’Institut Michel Serres, s’intéresse depuis plusieurs années à la notion de robustesse, tant dans les systèmes biologiques que dans les organisations humaines. À travers ses recherches sur le développement des plantes et ses réflexions sur les défis contemporains, Hamant remet en question notre obsession pour l’optimisation et l’efficacité à tout prix. Il propose ainsi la robustesse comme un nouveau paradigme, inspiré des systèmes vivants, pour remplacer le culte de la performance, favorisant l'adaptabilité et la durabilité face aux incertitudes.
Dans un monde de plus en plus fluctuant, nous devons tourner le dos à la recherche de performance qui fragilise nos organisations. Nous ne pourrons jamais prévoir l'avenir, mais devons rester adaptables à toute situation.
Olivier Hamant insiste ainsi sur un constat largement partagé par les scientifiques et les organisations internationales : le XXIe siècle est un monde en polycrise, marqué par des fluctuations multiples et interconnectées. Ces crises ne sont plus des événements isolés, mais des perturbations simultanées touchant des domaines aussi divers que le climat, l’économie, la société et la géopolitique.
Ces crises ne sont pas des anomalies, mais des manifestations d’un système global en déséquilibre structurel. Selon Hamant, la caractéristique principale de notre époque est l’entrée dans un monde de fluctuations constantes, où la stabilité du passé cède la place à l’incertitude. Les grands rapports internationaux, qu’ils viennent de la CIA, de l’OCDE ou du Forum Économique Mondial, s’accordent sur cette réalité : le siècle à venir sera marqué par des perturbations croissantes et imprévisibles, un phénomène que l’on décrit parfois sous le terme de « polycrise ».
Dans un tel contexte, les systèmes hyper-optimisés pour la performance sont particulièrement fragiles. Leur concentration sur l’efficacité maximale les rend incapables de s’adapter aux changements soudains ou imprévus. Ces crises actuelles révèlent donc la vulnérabilité intrinsèque des systèmes que nous avons créés, et appellent à une reconfiguration urgente vers des modèles plus robustes, capables de résister aux chocs multiples et complexes de notre époque. Nos organisations ont besoin de jeu, de marge de manoeuvre pour s'adapter continuellement. Pour façonner un système robuste, il faut écouter et intégrer tous les points de vue, s'enrichir des diversités, des incohérences, fonctionner en sous-optimalité.
Olivier Hamant propose un changement radical de paradigme : abandonner la performance comme objectif ultime pour embrasser la robustesse et la résilience. Cette approche, inspirée par les mécanismes de la nature, pourrait être la clé pour construire des sociétés capables de résister aux chocs à venir et d’assurer une transition durable vers un monde plus stable.
En France, avec dix grands feux par an à l’horizon 2050 et vingt grands feux par an à l’horizon 2100, comment ne pas s’inquiéter ? Comment ne pas céder à l’angoisse et l’abattement face à cet avenir sombre ?
A travers cette série documentaire, LSD nous plonge dans un large vécu de ces grands feux propres aux conditions du dérèglement climatique, leurs mécaniques, l'évolution des traditions de notre rapport au feu au sein de nos sociétés humaines jusqu' à aujourd'hui, le nouveau danger qu'ils font peser sur les agglomérations urbaines avec leurs impacts sociaux économiques, et comment renouer notre relation aux feux pour mieux les appréhender et les côtoyer dans l'avenir.
"D’une pratique ancestrale à la peur de l’incendie de forêt meurtrier qu’il devient difficile de combattre, La Série Documentaire s’intéresse à ce que ce tournant dans la relation homme-feu révèle de nos manières de vivre et d’habiter. Que nous racontent ces feux semeurs de trouble ? "
La plupart de ces maladies sont des zoonoses, c’est‑à‑dire des maladies infectieuses transmises aux humains par des animaux dits "réservoirs" (un réservoir est un organisme qui abrite un agent pathogène sans développer la maladie) et qui transmettent la maladie par le biais de ces agents pathogène à l'homme (virus, bactéries, parasites).
L'homme se comporte alors comme un réservoir infectieux transmissible à d'autres humains. On parle alors de zoonose dites "extensives", à l'inverse des zoonoses dites "bornées" quand l’humain contaminé ne peux pas transmettre la maladie.
L'importance sanitaire de ces zoonoses ne cesse de croître et environ 75 % des maladies humaines émergentes sont le fait de zoonoses depuis les années 2000.
Les scientifiques, comme les écologues de la santé, pointent les activités anthropiques, qui détruisent la biodiversité, et menacent la santé des écosystèmes, des animaux et des humains.
En précipitant l’effondrement de la biodiversité, les activités humaines sont les responsables de ces pandémies de zoonoses : déforestation, monocultures, élevage industriel, dérèglement climatique, tout ces facteurs anthropiques favorisent l’émergence de ces nouveaux agents pathogènes dans les populations humaines.
Un service écosystémique encore méconnu, "l'effet dilution", montre que la biodiversité protège la santé, en régulant le risque de maladie.
La santé planétaire ou "Une seule Santé " (One Health en anglais) est la réponse face à cette menace : une conception globale de la santé pour prendre soin tout à la fois des hommes, des animaux et des écosystèmes.
Marie Monique Robin, journaliste et réalisatrice, a réalisé un film documentaire "La Fabrique des pandémies" sorti en 2022, faisant suite au livre "La Fabrique des pandémies : Préserver la biodiversité, un impératif pour la santé planétaire" rédigé en collaboration avec Serge Morand, écologue et biologiste de l'évolution, qui traitent tous deux de l'explosion de ces pandémies et de leurs causes.
Elle a décidé de créer sa propre maison de production M2R films(Le Roundup face à ses juges, Vive les microbes !, Sacrée Croissance !, De la Résistance à la Résilience ...) pour engager par la suite un partenariat avec le ministère de l'Éducation Nationale pour créer un site pédagogique "D'où viennent les pandémies" qui propose moultes ressources pour mieux comprendre ce qu'est la biodiversité et son rôle essentielle dans la santé planétaire et humaine. Ces ressources s'inscrivent dans les programmes de diverses disciplines, de l'enseignement secondaire à l'enseignement supérieur, en fournissant des supports pédagogiques particulièrement pertinents, tant pour les enseignements scientifiques que pour ceux des humanités, du champ des sciences économiques et sociales, des langues ou de la philosophie, s’adressant plus largement à toutes les personnes et associations intéressées par ces questions et que nous vous invitons bien évidemment fortement à consulter! (cf tout les liens plus en amont)
Plus en dessous, Marie Monique Robin nous explique le lien qui existe entre la circulation des hantavirus aux Amériques et l'expansion des monocultures qui s'accompagne d'une destruction de la biodiversité animale et végétale provoquant ainsI la prolifération des rongeurs réservoirs d'agents pathogènes...
Sécheresses, inondations, mégafeux… Les extrêmes climatiques sont déjà là — et ils vont s’intensifier.
Mais une autre voie existe et des solutions sont déjà là !
L'eau représente 60 à 70 % du corps humain et est indispensable à toutes les réactions métaboliques, elle est le solvant universel du vivant.
Elle circule en cycle fermé : océans, atmosphère, glaciers, nappes souterraines… Les mêmes molécules se transforment et se déplacent indéfiniment sans être détruites, et ce depuis des milliards d'années. L'eau que vous buvez aujourd'hui a peut-être traversé un dinosaure, une calotte glaciaire ou un océan disparu...
Malgré son rôle fondamental, dans l'aménagement du territoire nous avons depuis longtemps considéré l'eau comme un simple flux à évacuer le plus rapidement possible pour éviter ses excès. Mais depuis quelques années, devant l’aggravation des crues et l’asséchement des nappes et des sols, on parle de "ralentir l'eau", de la réinfiltrer, de la laisser s'étaler.
C'est ce qu' ambitionne l'association "Pour une hydrologie régénérative" (PUHR ) qui vise avec son projet un nouveau paradigme pour réaccompagner l'eau dans ces cycles et lui redonner toute sa place sur nos territoires.
Charlène Descollonges, Samuel Bonvoisin et Simon Ricard, les co-fondateurs de l'association œuvrent depuis 4 ans à régénérer les cycles de l'eau partout ou c'est possible.
L'hydrologie régénérative porte une vision systémique, qui relie sol, végétation, eau et climat local. L'eau n'est plus un problème à gérer, mais un cycle vivant à soigner. Concrètement, cela passe par la renaturation des cours d'eau, la restauration des zones humides, le ralentissement et l'infiltration des écoulements dans les champs, ou la désimperméabilisation des sols urbains.
Cette vision et ces approches ont désormais un écho très fort dans les territoires. Un public toujours plus large découvre qu'il est possible de cultiver l'eau et de la retenir dans les paysages dans un cycle vertueux.
PUHR nous dévoile sa vidéo de présentation, réalisée par Kamea Meah Production, pour partager une conviction forte : nous ne sommes pas condamnés à subir, nous pouvons régénérer les cycles de l’eau.
L’enjeu aujourd’hui : les déployer à grande échelle.Cette vidéo est une porte d’entrée pour comprendre, s’inspirer… et agir.
Des travaux menés depuis plus de dix ans permettent de répondre par l’affirmative. Ils identifient trois leviers garantissant des rendements suffisants sans engrais chimiques
Analyse et retours sur ces travaux dans cet article de The Conversation :
Depuis le début du conflit en Iran, le 28 février 2026, le blocus du détroit d’Ormuz ne paralyse pas seulement l’acheminement du pétrole et du gaz : il étrangle le commerce des engrais chimiques notamment des engrais azotés de synthèse produits à partir du gaz naturel dont dépend une bonne partie de l’agriculture mondiale car sans azote peu de cultures seraient suffisament productives pour assurer l'approvisionement alimentaire des populations déjà mis à mal à travers le monde. Si la crise devait se prolonger, 45 millions de personnes supplémentaires pourraient basculer dans l’insécurité alimentaire qui touche actuellement 2,3 milliards d’individus dans le monde. Au delà de cette crise d'acheminement du pétrole et du gaz, la crise du détroit d'Ormuz met donc en lumière de façon éclatante et alarmante notre dépendance excessive à un modèle agricole intensif mondialisé basé sur les énergies fossiles et extrêmement vulnérable.
Cela suppose donc de reconstruire des systèmes alimentaires plus diversifiés, plus territorialisés, moins suspendus à quelques points de passage maritimes et à quelques chaînes d’approvisionnement mondialisées.
Pour cela différentes clés et réponses existent et doivent être mises en œuvre pour sortir de cette vulnérabilité. Parmi elles les cultures de légumineuses capables de fixer l’azote atmosphérique au niveau de leurs racines dont font partie les "cultures oubliées", et le recyclage de nos excréments (urines et fèces) riches en azote et traités actuellement comme des déchets et donc rejetés et gaspillés de façon inutile et coûteuse.
Grand tour d'horizon sur cette problématique et des solutions à mettre en oeuvre avec différents articles et liens sur le sujet :
Il ne s’agit ni d’un pesticide ni d’un polluant éternel. Pourtant, il contamine massivement les Français, en particulier les enfants, à travers leur alimentation. Au point que les médecins libéraux ont décidé de tirer la sonnette d’alarme sur ce qu’ils considèrent comme une « bombe sanitaire » : le cadmium. Moins connu que le plomb, le mercure ou l’arsenic, le cadmium est un métal lourd classé cancérogène certain pour l’homme. Présent dans les engrais phosphatés utilisés en agriculture, il s’accumule dans les sols et a contaminé les aliments les plus consommés : les céréales du petit déjeuner, le pain, les pâtes ou les pommes de terre.
L’Anses, agence nationale de sécurité sanitaire, vient de le confirmer dans un rapport : la population française est surexposée au cadmium.
La moitié des Français présentent un taux de contamination supérieur aux recommandations. Les enfants et les classes populaires sont les plus exposés. Nous sommes 4 fois plus touchés que nos voisins belges, italiens ou anglais.
Le 4 avril 2026 : participez au Printemps Bruyant pour un monde Vivant !
😶 Les printemps deviennent silencieux Chaque matin, le chant des oiseaux semblait autrefois remplir nos villages et nos campagnes. Aujourd’hui, il se fait rare. Les marguerites et coquelicots disparaissent des bordures de routes, et les abeilles, vitales pour nos cultures, deviennent de plus en plus difficiles à observer. Ce n’est pas un simple déclin esthétique : c’est un signal d’alarme écologique.Selon le dernier rapport de l’Observatoire National de la Biodiversité, plus de 30 % des insectes ont disparu en vingt ans en France, et certaines espèces d’oiseaux des champs ont vu leurs populations chuter de plus de 50 %. Ces chiffres traduisent un effondrement silencieux, mais réel, qui menace l’équilibre de nos écosystèmes et, in fine, notre alimentation.À l’origine de ce désastre : l’usage massif de pesticides de synthèse et un modèle agricole intensif, concentré sur la productivité au détriment de la vie.Mais la mobilisation citoyenne prend de l’ampleur.
🌍 Un appel à agir pour la vie Le Printemps Bruyant, qui aura lieu le samedi 4 avril à Paris, est bien plus qu’une marche : c’est une action collective pour dénoncer la disparition silencieuse du Vivant et exiger des changements concrets. Cette initiative réunit plus de 60 organisations, allant des associations environnementales aux syndicats agricoles, en passant par des collectifs citoyens.Le but ? Remettre du Vivant là où le silence s’installe, soutenir les paysan·nes qui souhaitent adopter des pratiques respectueuses de l’environnement, et interpeller les décideurs politiques sur l’urgence d’une transition agricole.Car l’impact des pesticides dépasse la nature. De nombreuses études scientifiques relient leur usage à des troubles neurologiques, des cancers et des perturbations endocriniennes. Protéger le Vivant, c’est aussi protéger notre santé et celle de nos enfants.
🌸Pourquoi participer ? Participer au Printemps Bruyant, c’est transformer l’inquiétude en action : Refuser l’empoisonnement silencieux du vivant Défendre une agriculture respectueuse des écosystèmes Soutenir les paysan·nes dans leur transition Exiger des décisions politiques à la hauteur de l’urgence
Pour cela, les demandes sont claires : planifier dès maintenant l'arrêt de la production et de l'usage de pesticides de synthèse accompagner les agriculteur.rices pour leur permettre d'arrêter l'usage de ces pesticides de synthèse réclamer justice et réparation pour les victimes des pesticides en métropole et dans les Outre-mer, notamment du chlordécone organiser une conférence citoyenne pour élaborer un projet permettant de nourrir sans détruire, conciliant production, conditions de travail décentes, santé et respect de l'environnement.La marche est ouverte à toutes et tous : citoyen·nes, agriculteur·rices, scientifiques, familles et jeunes.
Le 4 avril, faisons mentir ce printemps qui s’éteint, faisons entendre nos voix, nos colères et nos espoirs, transformons la mobilisation en force collective, célébrons la vie, ensemble, dans la rue :📍 Paris – métro Grands Boulevards🕑 Samedi 4 avril 2026 à 14h
✊ Faisons du bruit pour le Vivant !Rejoignez le mouvement et redonnons de la vie à nos printemps ! 📣 Partagez massivement l’appel à mobilisation autour de vous et sur vos réseaux. Parce que chaque voix compte pour défendre le vivant !
Un champ de maïs, dans les Landes, le 9 juin 2025. (VERONIQUE TOURNIER / AFP)
C’est une nouvelle génération d'OGM que l'Union européenne veut introduire dans l'agriculture. Après les organismes génétiquement modifiés (OGM), L'UE a trouvé début décembre un accord pour permettre le développement de certaines plantes provenant de nouvelles techniques génomiques (NGT)
Les NGT permettraient aux plantes de s’adapter au changement climatique, de supporter la sécheresse, d’être davantage résilientes aux espèces nuisibles, aux maladies… Ce serait, pour certains acteurs, essentiel pour la sécurité alimentaire. Mais pour d'autres ce serait ouvrir la boite de Pandore en occultant de nombreux risques potentiels sur l'environnement et la santé et une main mise supplémentaire des firmes agrochimiques sur l'agriculture avec en arrière fond la directive OMNIBUS de l'Union européenne qui vise la suppression de la réévaluation régulière des pesticides dans l’Union européenne.
Du côté de la société civile, la mobilisation reste insuffisante, notamment parce que le sujet reste technique et peu médiatisé. Il reste pourtant une fenêtre d'action : le Parlement européen doit se prononcer en mai ou juin, et des pétitions circulent pour interpeller les députés sur l'étiquetage et la non-brevetabilité des plantes issues de séquences naturelles car l'accord européen distingue deux catégories de NGT. Dans l'une, les plantes ayant subi moins de 20 modifications génomiques — soit la quasi-totalité de celles actuellement développées — seront exemptées d'évaluation, de traçabilité et d'étiquetage. Et aucun État membre ne pourra s'y opposer... D'autre part la brevetabilité des NGT permettrait aux multinationales agrochimiques de réclamer des royalties à tout agriculteur utilisant une plante modifiée — voire contaminée à son insu...
Quels sont les arguments avancés ? Quels sont les risques pour la santé et l’environnement ? Faut-il s’en inquiéter ? Progrès scientifique ou danger : ces "nouveaux OGM" suscitent la controverse.
Comment sortir l'écologie de son ghetto pour la rendre désirable et nécessaire aux yeux du plus grand nombre? Autrement dit, comment faire de l'écologie une cause populaire, transversale et partagée et inventer d’autres façons de construire l’écologie depuis d’autres positions sociales?
"Tout le monde aime la nature, mais une bonne partie du peuple déteste les écolos."
Face à la transition écologique le quotidien des plus pauvres et modestes pèse plus lourd qu'une partie du reste de la population.
Résistances, méfiances, incompréhensions et doutes ou même antagonisme. Des milieux ruraux aux quartiers populaires chacun envisage ou défend une vision différente de l'écologie bien souvent divergente de la vision du militantisme écologique portée et formatée pour les classe socioculturelles aisées et donc enfermée le plus souvent dans un entre soi.
Tour d'horizon de différents point de vue sous différents angles en 4 épisodes dans cette série documentaire LSD de France culture, qui fait le pari qu’il ne s’agit pas d’un rejet de l’écologie mais plutôt de réactions face aux discours déployés par les pouvoirs publics.
Le mot "santé", dans l’esprit du grand public comme dans la médecine occidentale, renvoie principalement à la santé humaine. Depuis quelques années cependant, avec l’émergence d’une conscience environnementale collective, s’affirme et se conforte l’idée que la santé humaine est fortement dépendante de la santé et de la richesse de la biodiversité présente sur notre planète.
Le concept "One Health" se fonde sur une approche intégrée, systémique et unifiée de la santé humaine, animale et environnementale aux échelles locales, nationales et planétaire, indissociables des unes des autres compte tenu de leurs étroites interactions et interdépendances, car la perturbation de l’un affecte les autres dans cet équilibre interconnecté et fragile.
Comprendre "One Health", c'est comprendre ce qu’est la biodiversité et l’interdépendance, c’est réaliser qu’à chaque niveau d’organisation du monde vivant les relations qui s’instaurent entre les structures ou les êtres vivants sont essentielles au maintien de l’ensemble. Car tout est lié.
Au sein d’un organisme, d’une société ou d’un écosystème, la vie est à la fois une dans son expression, et multiple par ses interdépendances. Dans cette multiplicité, de la première proto-cellule apparue il y a plus d’un milliard d’années aux expressions les plus complexes du monde vivant d’aujourd’hui, nous ne sommes finalement ni les mêmes ni différents. Nous appartenons à une même famille planétaire. Notre santé n’est donc qu’une des facettes d’une seule et même santé planétaire.
Ainsi, l’approche "One Health" invite à penser la santé autrement en reconnaissant l’interdépendance du bien-être des populations humaines avec celui des animaux et des écosystèmes dans lesquels elles cohabitent sur la même planète.
Nos sociétés humaines principalement consuméristes et productivistes, et les modes de vie qui en découlent, sont à l'origine soit par méconnaissances et/ou imprudences dans nos pratiques, des importants bouleversements de l’interdépendance entre la santé humaine, la santé animale et la santé des écosystèmes.
L’approche "One Health" a donc pour ambition de concevoir et de mettre en œuvre des programmes de recherches pluridisciplinaires, des politiques de santé publique et d’aménagement des territoires pour préserver un écosystème terrestre en équilibre et compatible avec un développement durable et sain de nos sociètés humaines.
Aujourd’hui, « One Health » s’est imposée dans les discours, mais fait parfois l’objet de confusion, voire de détournements. Bien mise en œuvre, elle constitue pourtant une conception éprouvée pour renforcer la prévention sanitaire mondiale et l'équilibre global des écosystèmes.
Nous vous proposons deux articles pour illustrer ces propos :
court article du site du Museum d'histoire Naturelle illustrant les perturbations et impacts sur l'interdépendance des espèces vivantes et sur notre santé.
En Belgique le Parlement bruxellois (Parlement de la région de Bruxelles) a adopté une résolution historique sur la SSA. Adoptée par 60 % des élus, elle ouvre la voie à des financements publics et une étude de faisabilité nationale. Un signal fort qui appelle à bâtir une coalition citoyenne en Belgique d'ici 2029.
Quelques jours après le Colloque parisien de fin janvier sur la Sécurité Sociale de l’Alimentation, Bruxelles marque un tournant. Le 15 janvier 2026, l’Assemblée réunie de la Commission communautaire commune a adopté une résolution ambitieuse « pour l’établissement d’une politique intégrée renforçant le droit universel à l’alimentation et favorisant l’application du modèle de la Sécurité sociale de l’alimentation ».
L’adoption de cette résolution n’a rien d’ordinaire. Elle est le fruit d’une conjonction politique aussi rare qu’improbable : depuis 630 jours, un record mondial, la Région bruxelloise est privée de gouvernement. Cette situation inédite a paradoxalement ouvert une brèche démocratique.
Les lignes bougent chez nos amis Belges et nous envoient un signal fort pour continuer dans cette direction en France !
Suite à la nouvelle de la semaine dernière nous vous proposons de pousser sur le sujet avec un entretien en webinaire entre Nathanaël Coste (réalisateur du film documentaire "La Théorie du Boxeur") et Serge Zaka agroclimatologue, qui répond aux questions des agriculteur•ices sur les impacts du changement climatique et les voies possibles d'adaptation : évolution prévisible des filières, rôle des politiques publiques, récurrence des épizooties comme la DNC mais aussi la souveraineté alimentaire dans un contexte de concurrence mondialisée.
L'Agroclimatologie : au carrefour de l'agronomie et de l'étude du climat ou comment anticiper les conséquences du dérèglement climatique sur l'évolution des pratiques agricoles
Science complexe apparue dans le courant des années 1980, l'agroclimatologie étudie l’impact du climat et du changement climatique sur l’agriculture.
A l'horizon 2050 il s'agit de pouvoir continuer à produire tout en s'adaptant aux conséquences du dérèglement climatique. A rebours du court termisme du système productif agricole actuel nous dirigeant droit vers une impasse, l'agroclimatatologie nous invite alors à repenser nos modes de productions agricoles traditionnels tout en cultivant une vision basée sur le long terme en adéquation avec les rythmes climatiques et les rythmes adaptatifs des écosystèmes ainsi qu'avec les particularités de chaque territoire (biogéographie)
Hivers trop doux avec perturbation de la vernalisation, gel tardif après floraison, sècheresse, canicule ou grêle, face à ces aléas climatiques l'agroclimatologie permet aux agriculteurs de mieux anticiper et de pouvoir mettre en place plus précocement de nouvelles filières agricoles plus résilientes en selectionnant de nouvelles variétés plus résistantes à ces aléas mais aussi de participer à la résilience des territoires par services écosystémiques rendus : stockage du carbone dans le sol , amélioration des sols, préservation de la biodiversité, production d'énergie photovoltaïque...
Nous vous proposons pour illustrer et comprendre l'agroclimatologie et ses enjeux un entretien sur Thinkervew de Serge Zaka, agroclimatologue et fer de lance médiatique de cette jeune discipline mais pleine d'avenir...
A rebours du traitement médiatique stéréotypé sur les migrations, l'exposition" Migrations et climat" au Palais de La Porte Dorée propose un parcours centré sur les personnes concernées dans différentes régions tout en intégrant également les migrations animales et végétales. Elle revient sur les catastrophes du passé comme le Dust Bowl aux Etats Unis dans les années 1930 aux inondations de plus en plus meurtières au Soudan du sud.
De la Vendée à Mayotte, du delta du Mékong aux îles du Pacifique, "Migrations et climat" explore l’impact des phénomènes naturels sur les circulations humaines et animales. Art, science et récits personnels s’entrecroisent dans une exposition-monde qui bouscule nos certitudes et invite à imaginer de nouveaux possibles, pour habiter au mieux le monde de demain.
Dans cette série documentaire en quatre épisodes LSD porte son regard sur le feu global qui est en train de rendre la planète inhabitable et sur la nécessité d'une transition. Mais celle-ci serait-elle un concept utile pour continuer comme avant ? Comment, alors, éteindre un feu hors de contrôle ?
C’est en s’intéressant au feu que LSD aborde cette réflexion sur la situation de la France face au défi de la transition énergétique, défi inédit, existentiel, aux résonances mythologiques.
Notre puissance vient du feu. Ce « choix du feu » remonte à loin, mais a pris une tournure particulière au moment de la révolution industrielle. L’économie qui reposait sur l’intermittence des cycles naturels, adapte désormais la nature à la machine en brûlant des énergies fossiles. 2 siècles plus tard, l’incendie est global et menace l’habitabilité de la planète. Sobriété et électrification des usages forment les axes principaux de la transition. Pourtant, nous n’avons jamais consommé autant de matière et d’énergie.
C’est que, avant d’être une histoire de technologies bas-carbone, la transition met en branle tout le récit sur lequel se fonde notre modernité. Comment la pensée écologique peut-elle redéfinir notre rapport à l’énergie ? Comment cela passe-t-il par une déconstruction du mythe moderne d’une émancipation fondée sur l’extractivisme et le choix du feu ? A quoi pourrait ressembler l’horizon où se réinventeront les concepts de liberté et de progrès ?
La planète consomme aujourd’hui plus d’eau douce qu’elle n’est capable d’en renouveler. Dans certaines régions du monde la situation devient chronique, c'est ce qui passe lorsqu’un endroit utilise plus d’eau que la nature ne peut en remplacer de façon fiable, et lorsque les dommages causés aux ressources naturelles qui stockent et filtrent cette eau, comme les aquifères et les zones humides, deviennent de plus en plus difficiles à réparer. Nous n’en sommes donc plus à des crises de l’eau ponctuelles et temporaires. De nombreux systèmes hydrologiques naturels ne sont plus en mesure de retrouver leur état historique. Ces systèmes sont désormais en état de défaillance ou autrement dit en état de « faillite hydrique ».
Retour dans cet article de "The Conversation" sur ce constat alarmant mais aussi sur les objectifs nécessaires et vitaux pour préserver ce bien si précieux pour l'humanité et les écosystèmes vivants sur la surface de la planète, L'eau douce. Lire l'article ICI
" A l'échelle cosmique l'eau liquide est plus rare que l'or ..."
La politique de production industrielle de biomasse par méthaniseurs, une chimère à laquelle il est dangereux de s’accrocher, fût-elle autoproclamée « durable » ?
La transition agroécologique peut-elle vraiment justifier le soutien politique à la méthanisation ?
La méthanisation agricole se développe en France portée par deux promesses politiques : celle de contribuer à la transition énergétique en produisant du bio méthane, d’une part, et celle de participer à la transition agroécologique en faisant évoluer les systèmes agricoles, d’autre part. Mais cette seconde promesse peut-elle vraiment être tenue ?
A l'instar d'autres pays, bientôt des prescriptions de nature arrivent en France
À l’heure où les villes se densifient, une étude parue en novembre 2025 rappelle une évidence : le vivant nous soigne. La présence de plantes, y compris en intérieur, améliore notre santé mentale et permet de réduire les hospitalisations pour troubles mentaux.
Et s’il était possible aux médecins de prescrire une balade en forêt ou un atelier de jardinage ? Alors que les bienfaits de la nature sont largement démontrés, des projets de recherche et des expérimentations visent à définir les modalités de la prescription de nature, déjà mise en œuvre dans d’autres pays.
La préservation, et plus que jamais la restauration, de la biodiversité ne sont-elles que des ambitions conservatoires, considérant la faune et la flore uniquement comme un patrimoine à transmettre ?
L’Humain, notamment dans les sociétés occidentales, s’est peu à peu déconnecté de son environnement naturel, physiquement et mentalement, jusqu’à se considérer comme un élément à part (au-dessus) du reste de la biosphère. Or, la vie humaine est bien dépendante du fragile équilibre écosystémique dans lequel il évolue, dont on ne connait pas encore la totale complexité. La biodiversité est bien l’un des fondements de cet équilibre global, et constitue de ce fait un enjeu de santé publique majeur, voire de survie.
Le lien entre biodiversité et santé humaine est aujourd'hui reconnu à l'échelle mondiale par l’approche " One Health " ou « une seule santé », qui appréhende les liens complexes entre la santé animale, la santé humaine et l’environnement dans une approche globale des enjeux sanitaires. "One Health" est une approche intégrée et fédératrice qui vise à équilibrer et optimiser durablement la santé des personnes, des animaux et des écosystèmes. Elle reconnaît que la santé des humains, des animaux domestiques et sauvages, des plantes, de la biodiversité microbienne et de l’environnement au sens large est étroitement liée et interdépendante.
La biodiversité est également un maillon essentiel de l’alimentation, et surtout d’une alimentation de qualité. Les pollinisateurs sont évidemment au centre de la production végétale, mais la biodiversité joue également un rôle majeur dans la fertilité des sols, garantie par le maintien de sols vivants dépendant de tout un écosystème microbien, végétal et animal, mis à mal par l’utilisation des phytosanitaires qui mettent en péril l’alimentation humaine et sa santé.
Nous intéresserons aujourd'hui à la biodiversité alimentaire et de son rôle sur notre microbiote. Une alimentation variée en termes de diversité d’espèces végétales consommées est essentielle à la santé pour son apport en fibres et en nutriments mais aussi en impactant directement notre microbiote et la façon dont il interagit avec notre santé en général.
(Vous pouvez retrouver l’intégralité du film "Vive les microbes !" sur la boutique de location VOD d' ARTE celui ci n'étant plus en accès libre, nous vous conseillons vivement son visionnage ! )
La COP30 au Brésil (du 06 au 21 novembre) peut-elle infléchir des années de « procrastination » climatique mondiale ?
Dix ans après la COP21 de Paris, le constat est sans appel. La planète vient de connaître son année la plus chaude, 2024, avec un réchauffement moyen dépassant pour la première fois +1,5 °C.
(Début de 2025, l'OMM a confirmé que 2024 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée avec une augmentation moyenne de 1,55 °C par rapport à l’ère préindustrielle (1850-1900) )
Ce seuil symbolique, censé ne jamais être franchi, met en lumière les limites des politiques actuelles et passées malgré les différentes COP qui se sont succédées depuis 30 ans.
La COP 30 de Belém en pleine forêt amazonienne doit donc raviver une ambition collective mise à mal par la fragmentation géopolitique, le retour des nationalismes et l’arrivée au pouvoir de climatosceptiques pourfendeurs du multilatéralisme, tout spécialement aux États-Unis...
Le Brésil, pays hôte, appelle à faire de cette édition une « COP de la vérité », centrée sur la mise en œuvre concrète des engagements pris depuis Paris, par la mise en œuvre d' actions ambitieuses, innovantes et incluses dans un esprit de coopération associant toutes les parties prenantes (États, organisations internationales, collectivités locales, OSC, peuples indigènes, entreprises, citoyens, etc.)
Car entre promesses ajournées et coalitions aux intérêts divergents, les COP se suivent et démultiplient les arènes de négociation sans jamais vraiment réussir à accélérer l’action climatique...
Retour sur 30 ans de négociations aux COPs et comment Les organisations de la société civile jouent un rôle crucial et bousculent de plus en plus les arènes des négociations officielles.
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