Manifeste Pour Une Hydrologie Régénérative (PUHR)

Manifeste Pour Une Hydrologie Régénérative (PUHR)

Sécheresses, inondations, mégafeux… Les extrêmes climatiques sont déjà là — et ils vont s’intensifier. 

Mais une autre voie existe et des solutions sont déjà là ! 

L’eau représente 60 à 70 % du corps humain et est indispensable à toutes les réactions métaboliques, elle est le solvant universel du vivant. 

Elle circule en cycle fermé : océans, atmosphère, glaciers, nappes souterraines… Les mêmes molécules se transforment et se déplacent indéfiniment sans être détruites, et ce depuis des milliards d’années. L’eau que vous buvez aujourd’hui a peut-être traversé un dinosaure, une calotte glaciaire ou un océan disparu…

Malgré son rôle fondamental, dans l’aménagement du territoire nous avons depuis longtemps considéré l’eau comme un simple flux à évacuer le plus rapidement possible pour éviter ses excès. Mais depuis quelques années, devant l’aggravation des crues et l’asséchement des nappes et des sols, on parle de « ralentir l’eau », de la réinfiltrer, de la laisser s’étaler. 

C’est ce qu’ ambitionne l’association « Pour une hydrologie régénérative » (PUHR ) qui vise avec son projet un nouveau paradigme pour réaccompagner l’eau dans ces cycles et lui redonner toute sa place sur nos territoires.

 Charlène Descollonges, Samuel Bonvoisin et Simon Ricard, les co-fondateurs de l’association œuvrent depuis 4 ans à régénérer les cycles de l’eau partout ou c’est possible.

L’hydrologie régénérative porte une vision systémique, qui relie sol, végétation, eau et climat local.  L’eau n’est plus un problème à gérer, mais un cycle vivant à soigner. Concrètement, cela passe par la renaturation des cours d’eau, la restauration des zones humides, le ralentissement et l’infiltration des écoulements dans les champs, ou la désimperméabilisation des sols urbains.

Cette vision et ces approches ont désormais un écho très fort dans les territoires. Un public toujours plus large découvre qu’il est possible de cultiver l’eau et de la retenir dans les paysages dans un cycle vertueux.

PUHR nous dévoile sa vidéo de présentation, réalisée par Kamea Meah Production, pour partager une conviction forte : nous ne sommes pas condamnés à subir, nous pouvons régénérer les cycles de l’eau. 

L’enjeu aujourd’hui : les déployer à grande échelle.Cette vidéo est une porte d’entrée pour comprendre, s’inspirer… et agir.

Comment la crise du détroit d’Ormuz menace d’aggraver l’insécurité alimentaire mondiale 

Comment la crise du détroit d’Ormuz menace d’aggraver l’insécurité alimentaire mondiale 

Depuis le début du conflit en Iran, le 28 février 2026, le blocus du détroit d’Ormuz ne paralyse pas seulement l’acheminement du pétrole et du gaz : il étrangle le commerce des engrais chimiques notamment des engrais azotés de synthèse produits à partir du gaz naturel dont dépend une bonne partie de l’agriculture mondiale car sans azote peu de cultures seraient suffisament productives pour assurer l’approvisionement alimentaire des populations déjà mis à mal à travers le monde. Si la crise devait se prolonger, 45 millions de personnes supplémentaires pourraient basculer dans l’insécurité alimentaire qui touche actuellement 2,3 milliards d’individus dans le monde. Au delà de cette crise d’acheminement du pétrole et du gaz, la crise du détroit d’Ormuz met donc en lumière de façon éclatante et alarmante notre dépendance excessive à un modèle agricole intensif mondialisé basé sur les énergies fossiles et extrêmement vulnérable.

Cela suppose donc de reconstruire des systèmes alimentaires plus diversifiés, plus territorialisés, moins suspendus à quelques points de passage maritimes et à quelques chaînes d’approvisionnement mondialisées.

Pour cela différentes clés et réponses existent et doivent être mises en œuvre pour sortir de cette vulnérabilité.
Parmi elles les cultures de légumineuses capables de fixer l’azote atmosphérique au niveau de leurs racines dont font partie les « cultures oubliées », et le recyclage de nos excréments (urines et fèces) riches en azote et traités actuellement comme des déchets et donc rejetés et gaspillés de façon inutile et coûteuse. 

Grand tour d’horizon sur cette problématique et des solutions à mettre en oeuvre avec différents articles et liens sur le sujet :

« Comment la crise d’Ormuz menace nos assiettes » article de The Conversation qui table face à cette problématique sur l’utilisation des cultures dites oubliées

« Déchets ou ressources ? Une autre histoire des excréments » article de The Conversation 

« De l’urine recyclée pour les futurs engrais » article de The Conversation sur l’expérimentation sur le plateau de Saclay de dispositifs innovants pour la récupération des urines sur les nouvelles constructions.

« Toilettes fertiles, séparation à la source des excrétats » panorama et retours d’expériences sur la séparation à la source des eaux usées en Île-de-France pour mettre en avant les dispositifs et filières qui permettent un retour à la terre des nutriments issus de l’excrétion humaine en vue de leur valorisation agricole. 

Appel à l’action: « Pour un changement d’échelle de la valorisation agricole des urines et matières fécales humaines »

Cadmium et engrais phosphatés: un scandale sanitaire à la française

Cadmium et engrais phosphatés: un scandale sanitaire à la française

Il ne s’agit ni d’un pesticide ni d’un polluant éternel. Pourtant, il contamine massivement les Français, en particulier les enfants, à travers leur alimentation. Au point que les médecins libéraux ont décidé de tirer la sonnette d’alarme sur ce qu’ils considèrent comme une « bombe sanitaire » : le cadmium. Moins connu que le plomb, le mercure ou l’arsenic, le cadmium est un métal lourd classé cancérogène certain pour l’homme. Présent dans les engrais phosphatés utilisés en agriculture, il s’accumule dans les sols et a contaminé les aliments les plus consommés : les céréales du petit déjeuner, le pain, les pâtes ou les pommes de terre.

L’Anses, agence nationale de sécurité sanitaire, vient de le confirmer dans un rapport : la population française est surexposée au cadmium.

La moitié des Français présentent un taux de contamination supérieur aux recommandations. Les enfants et les classes populaires sont les plus exposés. Nous sommes 4 fois plus touchés que nos voisins belges, italiens ou anglais.

Tour d’horizon sur cette polution massive en france :
« L’Anses confirme la contamination massive des français au cadmium par l’alimentation »  un article de « La Relève Et La Peste » ici

L’atelier de Catherine – Les omégas-3, des acides gras indispensables!

L’atelier de Catherine – Les omégas-3, des acides gras indispensables!

Les omégas-3, des acides gras indispensables!

Les oméga-3, présents notamment dans les poissons gras, les noix et les graines, sont comme des super-héros pour notre santé. Ces acides gras essentiels jouent un rôle majeur dans la protection de notre cœur et de notre cerveau. En les incluant dans notre alimentation, on offre à notre corps une défense naturelle contre l’inflammation et on favorise une santé globale optimale, notamment chez les enfants où ils jouent un rôle crucial dans plusieurs aspects de la santé infantile :

Dans le développement Cérébral et Cognitif:

En améliorant les capacités cognitives (concentration) et l’apprentissage des enfants

Dans le fonctionnement de la rétine et du système nerveux 

Dans l’équilibre émotionnel :

Par réduction de l’agitation et de l’anxiété, en soutien en cas de TDAH (déficit de l’attention avec hyperactivité), par l’amélioration de l’humeur et de l’équilibre émotionnel en régulant la sérotonine et la dopamine

Dans la qualité du sommeil :

En améliorant considérablement la durée du sommeil et en limitant les reveils nocturnes

Dans la prévention des maladies à long terme

Catherine, naturopathe de profession nous propose donc un atelier cuisine sur les omégas-3 à destination des enfants ainsi qu’à leur maman le mardi 28 avril sur le temps de la distribution à l’ECAM. 

Inscriptions nécessaires ! (voir affiche)

Sources complémentaires sur les omégas-3:

Comment les oméga-3 façonnent le cerveau, l’attention et l’immunité de l’enfant

Oméga 3 – Bienfaits, Aliments, Indications, Compléments

Le 4 avril 2026 : participez au Printemps Bruyant pour un monde Vivant !

Le 4 avril 2026 : participez au Printemps Bruyant pour un monde Vivant !

Le 4 avril 2026 : participez au Printemps Bruyant pour un monde Vivant !  

😶 Les printemps deviennent silencieux  
Chaque matin, le chant des oiseaux semblait autrefois remplir nos villages et nos campagnes. Aujourd’hui, il se fait rare. Les marguerites et coquelicots disparaissent des bordures de routes, et les abeilles, vitales pour nos cultures, deviennent de plus en plus difficiles à observer. Ce n’est pas un simple déclin esthétique : c’est un signal d’alarme écologique. Selon le dernier rapport de l’Observatoire National de la Biodiversité, plus de 30 % des insectes ont disparu en vingt ans en France, et certaines espèces d’oiseaux des champs ont vu leurs populations chuter de plus de 50 %. Ces chiffres traduisent un effondrement silencieux, mais réel, qui menace l’équilibre de nos écosystèmes et, in fine, notre alimentation. À l’origine de ce désastre : l’usage massif de pesticides de synthèse et un modèle agricole intensif, concentré sur la productivité au détriment de la vie. Mais la mobilisation citoyenne prend de l’ampleur.  

🌍 Un appel à agir pour la vie
Le Printemps Bruyant, qui aura lieu le samedi 4 avril à Paris, est bien plus qu’une marche : c’est une action collective pour dénoncer la disparition silencieuse du Vivant et exiger des changements concrets. Cette initiative réunit plus de 60 organisations, allant des associations environnementales aux syndicats agricoles, en passant par des collectifs citoyens. Le but ? Remettre du Vivant là où le silence s’installe, soutenir les paysan·nes qui souhaitent adopter des pratiques respectueuses de l’environnement, et interpeller les décideurs politiques sur l’urgence d’une transition agricole. Car l’impact des pesticides dépasse la nature. De nombreuses études scientifiques relient leur usage à des troubles neurologiques, des cancers et des perturbations endocriniennes. Protéger le Vivant, c’est aussi protéger notre santé et celle de nos enfants.  

🌸Pourquoi participer ?
Participer au Printemps Bruyant, c’est transformer l’inquiétude en action :     Refuser l’empoisonnement silencieux du vivant     Défendre une agriculture respectueuse des écosystèmes     Soutenir les paysan·nes dans leur transition     Exiger des décisions politiques à la hauteur de l’urgence  

Pour cela, les demandes sont claires :    
planifier dès maintenant l’arrêt de la production et de l’usage de pesticides de synthèse  accompagner les agriculteur.rices pour leur permettre d’arrêter l’usage de ces pesticides de synthèse  réclamer justice et réparation pour les victimes des pesticides en métropole et dans les Outre-mer, notamment du chlordécone     organiser une conférence citoyenne pour élaborer un projet permettant de nourrir sans détruire, conciliant production, conditions de travail décentes, santé et respect de l’environnement. La marche est ouverte à toutes et tous : citoyen·nes, agriculteur·rices, scientifiques, familles et jeunes. 

 Le 4 avril, faisons mentir ce printemps qui s’éteint, faisons entendre nos voix, nos colères et nos espoirs, transformons la mobilisation en force collective, célébrons la vie, ensemble, dans la rue : 📍 Paris – métro Grands Boulevards 🕑 Samedi 4 avril 2026 à 14h  

✊ Faisons du bruit pour le Vivant ! Rejoignez le mouvement et redonnons de la vie à nos printemps !  
📣 Partagez massivement l’appel à mobilisation autour de vous et sur vos réseaux. Parce que chaque voix compte pour défendre le vivant !  

NGT, ces nouveaux OGM qui suscitent le débat 

NGT, ces nouveaux OGM qui suscitent le débat 

Un champ de maïs, dans les Landes, le 9 juin 2025. (VERONIQUE TOURNIER / AFP)

C’est une nouvelle génération d’OGM que l’Union européenne veut introduire dans l’agriculture. Après les organismes génétiquement modifiés (OGM), L’UE a trouvé début décembre un accord pour permettre le développement de certaines plantes provenant de nouvelles techniques génomiques (NGT)

Les NGT permettraient aux plantes de s’adapter au changement climatique, de supporter la sécheresse, d’être davantage résilientes aux espèces nuisibles, aux maladies… Ce serait, pour certains acteurs, essentiel pour la sécurité alimentaire. Mais pour d’autres ce serait ouvrir la boite de Pandore en occultant de nombreux risques potentiels sur l’environnement et la santé et une main mise supplémentaire des firmes agrochimiques sur l’agriculture avec en arrière fond la directive OMNIBUS de l’Union européenne qui vise la suppression de la réévaluation régulière des pesticides dans l’Union européenne.

 Du côté de la société civile, la mobilisation reste insuffisante,  notamment parce que le sujet reste technique et peu médiatisé. Il reste pourtant une fenêtre d’action : le Parlement européen doit se prononcer en mai ou juin, et des pétitions circulent pour interpeller les députés sur l’étiquetage et la non-brevetabilité des plantes  issues de séquences naturelles car l’accord européen distingue deux catégories de NGT. Dans l’une, les plantes ayant subi moins de 20 modifications génomiques — soit la quasi-totalité de celles actuellement développées — seront exemptées d’évaluation, de traçabilité et d’étiquetage. Et aucun État membre ne pourra s’y opposer… D’autre part la brevetabilité des NGT permettrait aux multinationales agrochimiques de réclamer des royalties à tout agriculteur utilisant une plante modifiée — voire contaminée à son insu…

Quels sont les arguments avancés ? Quels sont les risques pour la santé et l’environnement ? Faut-il s’en inquiéter ? Progrès scientifique ou danger : ces « nouveaux OGM » suscitent la controverse. 

Mathieu Vidard avec son podcast sur France Inter « la Terre Au Carré » invite Isabelle Goldringer, généticienne et agronome à l’INRAE, et Vincent Lucchese, journaliste au média Reporterre qui décryptent les enjeux de cette réglementation discrète mais aux conséquences potentiellement majeures: ici

Comment sortir l’écologie de son ghetto ?

Comment sortir l’écologie de son ghetto ?

Comment sortir l’écologie de son ghetto pour la rendre désirable et nécessaire aux yeux du plus grand nombre? Autrement dit, comment faire de l’écologie une cause populaire, transversale et partagée et inventer d’autres façons de construire l’écologie depuis d’autres positions sociales? 

« Tout le monde aime la nature, mais une bonne partie du peuple déteste les écolos. »

Face à la transition écologique le quotidien des plus pauvres et modestes pèse plus lourd qu’une partie du reste de la population. 

Résistances, méfiances, incompréhensions et doutes ou même antagonisme. Des milieux ruraux aux quartiers populaires chacun envisage ou défend une vision différente de l’écologie bien souvent divergente de la vision du militantisme écologique portée et formatée pour les classe socioculturelles aisées et donc enfermée le plus souvent dans un entre soi.

Tour d’horizon de différents point de vue sous différents angles en 4 épisodes dans cette série documentaire LSD de France culture, qui fait le pari qu’il ne s’agit pas d’un rejet de l’écologie mais plutôt de réactions face aux discours déployés par les pouvoirs publics.

ici : France Culture LSD « Écologie et résistances »

Le concept « One Health »  ou « Une Seule Santé » : Une seule santé animale, humaine et environnementale

Le concept « One Health »  ou « Une Seule Santé » : Une seule santé animale, humaine et environnementale

Le mot « santé », dans l’esprit du grand public comme dans la médecine occidentale, renvoie principalement à la santé humaine. Depuis quelques années cependant, avec l’émergence d’une conscience environnementale collective, s’affirme et se conforte l’idée que la santé humaine est fortement dépendante de la santé et de la richesse de la biodiversité présente sur notre planète. 

Le concept « One Health » se fonde sur une approche intégrée, systémique et unifiée de la santé humaine, animale et environnementale aux échelles locales, nationales et planétaire, indissociables des unes des autres compte tenu de leurs étroites interactions et interdépendances, car la perturbation de l’un affecte les autres dans cet équilibre interconnecté et fragile. 

 Comprendre « One Health », c’est comprendre ce qu’est la biodiversité et l’interdépendance, c’est réaliser qu’à chaque niveau d’organisation du monde vivant les relations qui s’instaurent entre les structures ou les êtres vivants sont essentielles au maintien de l’ensemble. Car tout est lié. 

Au sein d’un organisme, d’une société ou d’un écosystème, la vie est à la fois une dans son expression, et multiple par ses interdépendances. Dans cette multiplicité, de la première proto-cellule apparue il y a plus d’un milliard d’années aux expressions les plus complexes du monde vivant d’aujourd’hui, nous ne sommes finalement ni les mêmes ni différents. Nous appartenons à une même famille planétaire. Notre santé n’est donc qu’une des facettes d’une seule et même santé planétaire. 

 Ainsi, l’approche « One Health » invite à penser la santé autrement en reconnaissant l’interdépendance du bien-être des populations humaines avec celui des animaux et des écosystèmes dans lesquels elles cohabitent sur la même planète.

Nos sociétés humaines principalement consuméristes et productivistes, et les modes de vie qui en découlent, sont à l’origine soit par méconnaissances et/ou imprudences dans nos pratiques, des importants bouleversements de l’interdépendance entre la santé humaine, la santé animale et la santé des écosystèmes. 

L’approche « One Health » a donc pour ambition de concevoir et de mettre en œuvre des programmes de recherches pluridisciplinaires, des politiques de santé publique et d’aménagement des territoires pour préserver un écosystème terrestre en équilibre et compatible avec un développement durable et sain de nos sociètés humaines.

Aujourd’hui, « One Health » s’est imposée dans les discours, mais fait parfois l’objet de confusion, voire de détournements. Bien mise en œuvre, elle constitue pourtant une conception éprouvée pour renforcer la prévention sanitaire mondiale et l’équilibre global des écosystèmes. 

Nous vous proposons deux articles pour illustrer ces propos :

 » One Health : une seule santé animale, humaine et environnementale  »  

court article du site du Museum d’histoire Naturelle illustrant les perturbations et impacts sur l’interdépendance des espèces vivantes et sur notre santé.

 » One Health : un label parfois flou, mais une approche scientifique éprouvée  » 

Article de The Conversation 

Historique : La région Bruxelloise adopte la Sécurité Sociale de l’Alimentation

Historique : La région Bruxelloise adopte la Sécurité Sociale de l’Alimentation


En Belgique le Parlement bruxellois (Parlement de la région de Bruxelles) a adopté une résolution historique sur la SSA. Adoptée par 60 % des élus, elle ouvre la voie à des financements publics et une étude de faisabilité nationale. Un signal fort qui appelle à bâtir une coalition citoyenne en Belgique d’ici 2029.

Quelques jours après le Colloque parisien de fin janvier sur la Sécurité Sociale de l’Alimentation, Bruxelles marque un tournant. Le 15 janvier 2026, l’Assemblée réunie de la Commission communautaire commune a adopté une résolution ambitieuse « pour l’établissement d’une politique intégrée renforçant le droit universel à l’alimentation et favorisant l’application du modèle de la Sécurité sociale de l’alimentation ».

L’adoption de cette résolution n’a rien d’ordinaire. Elle est le fruit d’une conjonction politique aussi rare qu’improbable : depuis 630 jours, un record mondial, la Région bruxelloise est privée de gouvernement. Cette situation inédite a paradoxalement ouvert une brèche démocratique. 

Les lignes bougent chez nos amis Belges et nous envoient un signal fort pour continuer dans cette direction en France !

Article de « La Relève et La Peste » sur ce sujet ici!

 (Suite) L’Agroclimatologie : Comment anticiper les conséquences du dérèglement climatique sur l’évolution des pratiques agricoles 

 (Suite) L’Agroclimatologie : Comment anticiper les conséquences du dérèglement climatique sur l’évolution des pratiques agricoles 

Suite à la nouvelle de la semaine dernière nous vous proposons de pousser sur le sujet avec un entretien en webinaire entre Nathanaël Coste (réalisateur du film documentaire « La Théorie du Boxeur ») et Serge Zaka agroclimatologue, qui répond aux questions des agriculteur•ices sur les impacts du changement climatique et les voies possibles d’adaptation : évolution prévisible des filières, rôle des politiques publiques, récurrence des épizooties comme la DNC mais aussi la souveraineté alimentaire dans un contexte de concurrence mondialisée.

L’Agroclimatologie : au carrefour de l’agronomie et de l’étude du climat

L’Agroclimatologie : au carrefour de l’agronomie et de l’étude du climat

L’Agroclimatologie : au carrefour de l’agronomie et de l’étude du climat ou comment anticiper les conséquences du dérèglement climatique sur l’évolution des pratiques agricoles

Science complexe apparue dans le courant des années 1980, l’agroclimatologie étudie l’impact du climat et du changement climatique sur l’agriculture. 

A l’horizon 2050 il s’agit de pouvoir continuer à produire tout en s’adaptant aux conséquences du dérèglement climatique. A rebours du court termisme du système productif agricole actuel nous dirigeant droit vers une impasse, l’agroclimatatologie nous invite alors à repenser nos modes de productions agricoles traditionnels tout en cultivant une vision basée sur le long terme en adéquation avec les rythmes climatiques et les rythmes adaptatifs des écosystèmes ainsi qu’avec les particularités de chaque territoire (biogéographie)

Hivers trop doux avec perturbation de la vernalisation, gel tardif après floraison, sècheresse, canicule ou grêle, face à ces aléas climatiques l’agroclimatologie permet aux agriculteurs de mieux anticiper et de pouvoir mettre en place plus précocement de nouvelles filières agricoles plus résilientes en selectionnant de nouvelles variétés plus résistantes à ces aléas mais aussi de participer à la résilience des territoires par services écosystémiques rendus : stockage du carbone dans le sol , amélioration des sols, préservation de la biodiversité, production d’énergie photovoltaïque…

Nous vous proposons pour illustrer et comprendre l’agroclimatologie et ses enjeux un entretien sur Thinkervew de Serge Zaka, agroclimatologue et fer de lance médiatique de cette jeune discipline mais pleine d’avenir…

/

Exposition « Migrations et climat, comment habiter notre monde ? »

Exposition « Migrations et climat, comment habiter notre monde ? »

Au Palais de La Porte Dorée Paris 12eme jusqu’au 5 avril 2026

A rebours du traitement médiatique stéréotypé sur les migrations, l’exposition » Migrations et climat » au Palais de La Porte Dorée propose un parcours centré sur les personnes concernées dans différentes régions tout en intégrant également les migrations animales et végétales. Elle revient sur les catastrophes du passé comme le Dust Bowl aux Etats Unis dans les années 1930 aux inondations de plus en plus meurtières au Soudan du sud.

De la Vendée à Mayotte, du delta du Mékong aux îles du Pacifique, « Migrations et climat » explore l’impact des phénomènes naturels sur les circulations humaines et animales. Art, science et récits personnels s’entrecroisent dans une exposition-monde qui bouscule nos certitudes et invite à imaginer de nouveaux possibles, pour habiter au mieux le monde de demain.

Podcast France Culture LSD Transition énergétique

Podcast France Culture LSD Transition énergétique

Dans cette série documentaire en quatre épisodes LSD porte son regard sur le feu global qui est en train de rendre la planète inhabitable et sur la nécessité d’une transition. Mais celle-ci serait-elle un concept utile pour continuer comme avant ? Comment, alors, éteindre un feu hors de contrôle ?

C’est en s’intéressant au feu que LSD aborde cette réflexion sur la situation de la France face au défi de la transition énergétique, défi inédit, existentiel, aux résonances mythologiques.

Notre puissance vient du feu. Ce « choix du feu » remonte à loin, mais a pris une tournure particulière au moment de la révolution industrielle. L’économie qui reposait sur l’intermittence des cycles naturels, adapte désormais la nature à la machine en brûlant des énergies fossiles. 2 siècles plus tard, l’incendie est global et menace l’habitabilité de la planète. Sobriété et électrification des usages forment les axes principaux de la transition. Pourtant, nous n’avons jamais consommé autant de matière et d’énergie.

C’est que, avant d’être une histoire de technologies bas-carbone, la transition met en branle tout le récit sur lequel se fonde notre modernité. Comment la pensée écologique peut-elle redéfinir notre rapport à l’énergie ? Comment cela passe-t-il par une déconstruction du mythe moderne d’une émancipation fondée sur l’extractivisme et le choix du feu ? A quoi pourrait ressembler l’horizon où se réinventeront les concepts de liberté et de progrès ?

Une série documentaire réalisée par Gaël Gillon sur France Culture ici

Le monde est désormais en « faillite hydrique », selon un rapport de l’ONU 

Le monde est désormais en « faillite hydrique », selon un rapport de l’ONU 

Un article de Stéphane Pinchon

La planète consomme aujourd’hui plus d’eau douce qu’elle n’est capable d’en renouveler. Dans certaines régions du monde la situation devient chronique, c’est ce qui passe lorsqu’un endroit utilise plus d’eau que la nature ne peut en remplacer de façon fiable, et lorsque les dommages causés aux ressources naturelles qui stockent et filtrent cette eau, comme les aquifères et les zones humides, deviennent de plus en plus difficiles à réparer. Nous n’en sommes donc plus à des crises de l’eau ponctuelles et temporaires. De nombreux systèmes hydrologiques naturels ne sont plus en mesure de retrouver leur état historique. Ces systèmes sont désormais en état de défaillance ou autrement dit en état de « faillite hydrique ». 

Retour dans cet article de « The Conversation » sur ce constat alarmant mais aussi sur les objectifs nécessaires et vitaux pour préserver ce bien si précieux pour l’humanité et les écosystèmes vivants sur la surface de la planète, L’eau douce.
Lire l’article ICI

 » A l’échelle cosmique l’eau liquide est plus rare que l’or … » 

Hubert Reeves

La politique de production industrielle de biomasse par méthaniseurs

La politique de production industrielle de biomasse par méthaniseurs

La politique de production industrielle de biomasse par méthaniseurs,
une chimère à laquelle il est dangereux de s’accrocher,
fût-elle autoproclamée « durable » ?

La transition agroécologique peut-elle vraiment justifier le soutien politique à la méthanisation ?

La méthanisation agricole se développe en France portée par deux promesses politiques : celle de contribuer à la transition énergétique en produisant du bio méthane, d’une part, et celle de participer à la transition agroécologique en faisant évoluer les systèmes agricoles, d’autre part. Mais cette seconde promesse peut-elle vraiment être tenue ?

Réponse étayée dans deux articles de « The Conversation » :
La méthanisation agricole se développe en France portée par deux promesses politiques

La méthanisation est-elle vraiment un levier pour l’agroécologie ?

Retour sur la biodiversité, pilier de la santé environnementale et humaine

Retour sur la biodiversité, pilier de la santé environnementale et humaine

La préservation, et plus que jamais la restauration, de la biodiversité ne sont-elles que des ambitions conservatoires, considérant la faune et la flore uniquement comme un patrimoine à transmettre ?

L’Humain, notamment dans les sociétés occidentales, s’est peu à peu déconnecté de son environnement naturel, physiquement et mentalement, jusqu’à se considérer comme un élément à part (au-dessus) du reste de la biosphère. Or, la vie humaine est bien dépendante du fragile équilibre écosystémique dans lequel il évolue, dont on ne connait pas encore la totale complexité. La biodiversité est bien l’un des fondements de cet équilibre global, et constitue de ce fait un enjeu de santé publique majeur, voire de survie.

Le lien entre biodiversité et santé humaine est aujourd’hui reconnu à l’échelle mondiale par l’approche  » One Health  » ou « une seule santé », qui appréhende les liens complexes entre la santé animale, la santé humaine et l’environnement dans une approche globale des enjeux sanitaires. « One Health » est une approche intégrée et fédératrice qui vise à équilibrer et optimiser durablement la santé des personnes, des animaux et des écosystèmes. Elle reconnaît que la santé des humains, des animaux domestiques et sauvages, des plantes, de la biodiversité microbienne et de l’environnement au sens large est étroitement liée et interdépendante. 

La biodiversité est également un maillon essentiel de l’alimentation, et surtout d’une alimentation de qualité. Les pollinisateurs sont évidemment au centre de la production végétale, mais la biodiversité joue également un rôle majeur dans la fertilité des sols, garantie par le maintien de sols vivants dépendant de tout un écosystème microbien, végétal et animal, mis à mal par l’utilisation des phytosanitaires qui mettent en péril l’alimentation humaine et sa santé.

Nous intéresserons aujourd’hui à la biodiversité alimentaire et de son rôle sur notre microbiote. Une alimentation variée en termes de diversité d’espèces végétales consommées est essentielle à la santé pour son apport en fibres et en nutriments mais aussi en impactant directement notre microbiote et la façon dont il interagit avec notre santé en général.

« Biodiversité alimentaire, microbiote et bien-être : la recherche explore les liens potentiels » article dans The Conversation, ici

Court interview de Marie Monique Robin sur son livre et film « Vive les microbes !  » qui traite du lien entre la diminution du contact avec le vivant, l’aseptisation de nos modes de vies et l’augmentation des maladies chroniques (allergies, asthme, maladie de Crohn, diabète, obésité) dans nos sociétés, ici

(Vous pouvez retrouver l’intégralité du film « Vive les microbes ! » sur la boutique de location VOD d’ ARTE celui ci n’étant plus en accès libre, nous vous conseillons vivement son visionnage ! )

La COP30 au Brésil

La COP30 au Brésil

La COP30 au Brésil (du 06 au 21 novembre) peut-elle infléchir des années de « procrastination » climatique mondiale ?

Dix ans après la COP21 de Paris, le constat est sans appel. La planète vient de connaître son année la plus chaude, 2024, avec un réchauffement moyen dépassant pour la première fois +1,5 °C. 

(Début de 2025, l’OMM a confirmé que 2024 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée avec une augmentation moyenne de 1,55 °C par rapport à l’ère préindustrielle (1850-1900) )

Ce seuil symbolique, censé ne jamais être franchi, met en lumière les limites des politiques actuelles et passées malgré les différentes COP qui se sont succédées depuis 30 ans.

La COP 30 de Belém en pleine forêt amazonienne doit donc raviver une ambition collective mise à mal par la fragmentation géopolitique, le retour des nationalismes et l’arrivée au pouvoir de climatosceptiques pourfendeurs du multilatéralisme, tout spécialement aux États-Unis… 

Le Brésil, pays hôte, appelle à faire de cette édition une « COP de la vérité », centrée sur la mise en œuvre concrète des engagements pris depuis Paris, par la mise en œuvre d’ actions ambitieuses, innovantes et incluses dans un esprit de coopération associant toutes les parties prenantes (États, organisations internationales, collectivités locales, OSC, peuples indigènes, entreprises, citoyens, etc.) 

Car entre promesses ajournées et coalitions aux intérêts divergents, les COP se suivent et démultiplient les arènes de négociation sans jamais vraiment réussir à accélérer l’action climatique…

Retour sur 30 ans de négociations aux COPs et comment Les organisations de la société civile jouent un rôle crucial et bousculent de plus en plus les arènes des négociations officielles. 

ici dans cet article de The Conversation

L’entraide comme acte politique

L’entraide comme acte politique

« C’est la tendresse qui va sauver le monde » 

La tendresse plutôt que la compétition ou comment redéfinir nos liens

La solitude est à l’origine de 871 000 décès par an dans le monde. Pour Pablo Servigne, Agronome tropical de formation, éthologue de métier, et docteur en sciences biologiques et surtout connu pour être l’auteur de « Comment tout peut s’effondrer » et « L’entraide, l’autre loi de la jungle », notre avenir exige de « retrouver la notion de village, de communauté.» 

 il fait paraître le Réseau des tempêtes, un manifeste pour une entraide populaire. Son parcours, à la croisée de la science, de l’éducation populaire et de l’activisme, en fait une figure atypique, un passeur entre les mondes de la raison et de l’émotion.

Retrouvez son approche dans cet article de  » La Relève et La Peste  » 

Climat, Santé, biodiversité : « Il est indispensable et urgent d’agir »

Climat, Santé, biodiversité : « Il est indispensable et urgent d’agir »

l’IPBES propose 71 solutions aux crises écologiques systémiques

Cette déclaration ne provient pas d’un slogan militant croisé dans une manifestation. Bien au contraire : c’est le Président de la Cour des Comptes, Pierre Moscovici, qui pose ce constat le 16 septembre, dans le cadre d’un rapport annuel sur la transition écologique, en application de la loi climat résilience. Cette prise de position est loin d’être anecdotique et confirme que la prise en compte de l’urgence écologique est un sujet de société qu’on ne peut plus raisonnablement contourner, quelle que soit la problématique. 

Nous vivons une période de crises et les catastrophes naturelles sur l’ensemble du globe encore nombreuses cet été l’ont rappelé : l’écologie ne saurait être mise de côté dans nos débats et dans nos préoccupations. Elle fait partie de l’équation sociétale, à tous les niveaux.

Perte de biodiversité, pénurie d’eau, insécurité alimentaire, risques sanitaires et changement climatique, toutes sont des crises indéniablement interconnectées. Pourtant malgré cette prise de conscience et ce constat établi et énoncé par l’une des plus hautes instances de l’état, les réponses politiques apportées à ces enjeux sont cloisonnées et mal adaptées à ces réalités complexes. 

En parallèle et pour la première fois, la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) propose 71 pistes de solutions à la hauteur des ces défis à relever. Ce rapport d’évaluation, fruit de trois ans de travail par 165 experts internationaux de premier plan provenant de 57 pays de toutes les régions du monde et connu sous le nom de rapport Nexus, offre aux décideurs du monde entier l’évaluation scientifique la plus ambitieuse jamais entreprise sur ces interconnexions complexes et explore plus de cinq douzaines d’options de réponse spécifiques pour maximiser les avantages connexes à travers cinq « éléments nexus » : la biodiversité, l’eau, l’alimentation, la santé et le changement climatique.

Retrouvez la présentation de ce rapport avec ses enjeux et son contexte dans cet article de Mr Mondialisation ici

Rapport NEXUS : Retrouvez ce rapport avec ses chiffres et principales statistiques et conclusions thématiques pour chaque éléments ici

Végétalisation de l’alimentation et consommation de viandes

Végétalisation de l’alimentation et consommation de viandes

Végétalisation de l’alimentation et consommation de viandes : zoom sur la filière de la viande bovine en France et de sa nécessaire transformation 
Un article de Stéphane Pinchon

Alors que les faits s’accumulent de façon indéniable pour enclencher une véritable transformation de nos modes de production et de notre consommation de produits carnés (viandes mais aussi dans une moindre mesure produits laitiers), Qu’en est il de la filière de production de viandes bovines en France en regard des enjeux sanitaires et environnementaux ? 

En effet depuis quelques années, les excès de consommation de viande, notamment de viande bovine, sont montrés du doigt du fait de leurs impacts sur la santé (maladies cardio vasculaires et cancers entre autres) et sur l’environnement (avec ces deux volets, climatique et protection de la biodiversité) mais aussi d’un point de vue éthique où le bien être animal rejoint notre nécessaire sensibilisation au vivant. Pour faire face à ces enjeux mais aussi pour accroître notre souveraineté alimentaire, que nous disent les études scientifiques ? Comment peuvent-elles nous aider à réorganiser l’élevage bovin pour le rendre plus durable et souhaitable du champ jusqu’à l’assiette ? 

Analyse et petit tour d’horizon des pratiques souhaitées pour aborder cette nécessaire transformation avec cette article de The Conversation

La Sécurité sociale de l’alimentation (SSA) : Qu’est ce que c’est ?

La Sécurité sociale de l’alimentation (SSA) : Qu’est ce que c’est ?

Un article de Stéphane Pinchon

Karotte s’associe à la Ville du Kremlin-Bicêtre pour réaliser une expérimentation de sécurité sociale alimentaire pour l’année 2025. Ainsi 15 parts de récolte seront produites par Nicolas et iront à destination d’un panel de 20 familles Kremlinoises. Zoom sur la SSA pour bien comprendre son fonctionnement et les enjeux visés par celle ci.

Image de securite-sociale-alimentation.org

La Sécurité sociale de l’alimentation (SSA) est une réflexion en cours en France, en Belgique, en Suisse et au Luxembourg, portée par différents acteurs de la société civile depuis 2017, sur la création de nouveaux droits sociaux visant à assurer conjointement un droit à l’alimentation, des droits aux paysans / agriculteurs et la protection de l’environnement.

Ses trois principes fondamentaux sont :
l’universalité du droit à l’alimentation, la cotisation sociale, et le conventionnement démocratique.

(suite…)
Introduction à la végétalisation de l’alimentation 

Introduction à la végétalisation de l’alimentation 

Un article de Stéphane Pinchon

Un objectif pour KAROTTE au prochain Festival de l’écologie populaire (FEP) du KB du 17 et 18 mai prochain est de proposer un atelier/animation (chapeauté par Joshua) sur l’alimentation végétale (ou végétarienne à majorité végétale) pour montrer qu’elle est attractive, bonne et simple afin d’encourager à réduire sa consommation de produits animaux et donc son impact environnemental (carbone mais aussi biodiversité). 

Les légumes de Nicolas

Cette végétalisation de l’alimentation renvoie à une tendance à l’augmentation de la part relative des aliments d’origine végétale dans l’alimentation, qui suppose donc une diminution de celle des aliments d’origine animale (viandes, poissons, mais aussi œufs et produits laitiers) et invite à remettre en question un modèle alimentaire centré sur les aliments carnés et les protéines d’origine animale. 

Il y a de multiples raisons à aller vers davantage de végétalisation de l’alimentation : 

(suite…)
Retour sur La Marche Vivante pour un « Printemps Bruyant » de ce samedi 5 avril

Retour sur La Marche Vivante pour un « Printemps Bruyant » de ce samedi 5 avril

Un article de Stéphane Pinchon

A l’appel d’Extinction Rebellion et Scientifiques en Rébellion rejoints par d’autres collectifs et pour marquer la journée mondiale de la santé du 7 avril avait lieu ce samedi 5 avril à Paris la grande marche vivante pour un « Printemps Bruyant »* pour demander l’arrêt et la réintroduction des pesticides envisagée par la Loi Duplomb et Fugit

*( Référence au livre de la biologiste Rachel Carson « Printemps silencieux » sorti en 1962 qui dénonçait déjà à l’époque l’utilisation des pesticides et leurs impacts sur le vivant et la santé humaine) 

Le combat contre les pesticides et leurs effets délétères sur la biodiversité et la santé nous concerne toutes et tous. Et pourtant, en plus d’avoir un modèle agricole déjà mortifère, nous faisons face à des attaques et reculades politiques sans précédent sur des enjeux environnementaux et de santé publique.

Les cancers, les pathologies chroniques et auto-immunes explosent sur nous comme sur nos enfants, mais l’État ne réagit pas !!!

(suite…)