On sait qu’elle est meilleure pour la santé humaine et pour celle des écosystèmes, pourtant elle reste minoritaire aujourd’hui en France. On prétend souvent que sa généralisation augmenterait nos importations, car elle diminuerait le volume de notre production agricole… Or le débat est souvent mal posé et peut sembler ironique quand on entend les craintes de dépendance aux importations que soulèvent les sceptiques du bio, car l’agriculture française est déjà aujourd’hui très dépendante des produits importés (intrants de synthèse azotés, tourteaux de soja, équivalence de 680 000 hectare de fruits et légumes importés…) En outre, notre système alimentaire actuel conventionnel représente un coût caché faramineux de 170 milliards d’euros équivalent au prix total des denrées alimentaires consommées en France !

Or selon l’agronome Michel Duru directeur de recherche à l’INRAE, cette problématique de moindre rendement pourrait être dépassée en végétalisant notre alimentation et en réduisant notre consommation de viande, et donc la part du territoire actuellement consacrée à l’élevage. Une approche plus sobre, qui serait aussi bénéfique pour la santé que pour la biodiversité.

Illustration et mis en abime autour de cette question dans cet article de synthèse de The Conversation ici