La COP30 au Brésil (du 06 au 21 novembre) peut-elle infléchir des années de « procrastination » climatique mondiale ?

Dix ans après la COP21 de Paris, le constat est sans appel. La planète vient de connaître son année la plus chaude, 2024, avec un réchauffement moyen dépassant pour la première fois +1,5 °C. 

(Début de 2025, l’OMM a confirmé que 2024 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée avec une augmentation moyenne de 1,55 °C par rapport à l’ère préindustrielle (1850-1900) )

Ce seuil symbolique, censé ne jamais être franchi, met en lumière les limites des politiques actuelles et passées malgré les différentes COP qui se sont succédées depuis 30 ans.

La COP 30 de Belém en pleine forêt amazonienne doit donc raviver une ambition collective mise à mal par la fragmentation géopolitique, le retour des nationalismes et l’arrivée au pouvoir de climatosceptiques pourfendeurs du multilatéralisme, tout spécialement aux États-Unis… 

Le Brésil, pays hôte, appelle à faire de cette édition une « COP de la vérité », centrée sur la mise en œuvre concrète des engagements pris depuis Paris, par la mise en œuvre d’ actions ambitieuses, innovantes et incluses dans un esprit de coopération associant toutes les parties prenantes (États, organisations internationales, collectivités locales, OSC, peuples indigènes, entreprises, citoyens, etc.) 

Car entre promesses ajournées et coalitions aux intérêts divergents, les COP se suivent et démultiplient les arènes de négociation sans jamais vraiment réussir à accélérer l’action climatique…

Retour sur 30 ans de négociations aux COPs et comment Les organisations de la société civile jouent un rôle crucial et bousculent de plus en plus les arènes des négociations officielles. 

ici dans cet article de The Conversation