l’IPBES propose 71 solutions aux crises écologiques systémiques
Cette déclaration ne provient pas d’un slogan militant croisé dans une manifestation. Bien au contraire : c’est le Président de la Cour des Comptes, Pierre Moscovici, qui pose ce constat le 16 septembre, dans le cadre d’un rapport annuel sur la transition écologique, en application de la loi climat résilience. Cette prise de position est loin d’être anecdotique et confirme que la prise en compte de l’urgence écologique est un sujet de société qu’on ne peut plus raisonnablement contourner, quelle que soit la problématique.
Nous vivons une période de crises et les catastrophes naturelles sur l’ensemble du globe encore nombreuses cet été l’ont rappelé : l’écologie ne saurait être mise de côté dans nos débats et dans nos préoccupations. Elle fait partie de l’équation sociétale, à tous les niveaux.
Perte de biodiversité, pénurie d’eau, insécurité alimentaire, risques sanitaires et changement climatique, toutes sont des crises indéniablement interconnectées. Pourtant malgré cette prise de conscience et ce constat établi et énoncé par l’une des plus hautes instances de l’état, les réponses politiques apportées à ces enjeux sont cloisonnées et mal adaptées à ces réalités complexes.
En parallèle et pour la première fois, la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) propose 71 pistes de solutions à la hauteur des ces défis à relever. Ce rapport d’évaluation, fruit de trois ans de travail par 165 experts internationaux de premier plan provenant de 57 pays de toutes les régions du monde et connu sous le nom de rapport Nexus, offre aux décideurs du monde entier l’évaluation scientifique la plus ambitieuse jamais entreprise sur ces interconnexions complexes et explore plus de cinq douzaines d’options de réponse spécifiques pour maximiser les avantages connexes à travers cinq « éléments nexus » : la biodiversité, l’eau, l’alimentation, la santé et le changement climatique.

